Le CRIMT ?
Le Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT) est un centre de recherche canadien qui se concentre sur les défis théoriques et pratiques du renouveau institutionnel en matière de travail et d’emploi à l’ère de la mondialisation.
L’équipe de recherche
Situé à l’Université de Montréal, l’Université Laval (ville de Québec) et HEC Montréal, le CRIMT est un centre d’excellence en matière de recherche et un lieu de formation fertile pour les étudiants gradués en relations industrielles, en gestion des ressources humaines, en sociologie, en économie, en gestion et en droit du travail. Il regroupe plus de soixante (60) de cochercheurs, dont vingt-huit (28) chercheurs oeuvrant au sein d'universités québécoises, douze (12) chercheurs éparpillés ailleurs au Canada et plus de vingt (20) chercheurs à l’étranger. Plus de cent-cinquante (150) étudiants gradués travaillent sur des projets en lien avec le Centre. Ce dernier est par ailleurs engagé dans plusieurs partenariats et collaborations et cherche activement d’autres partenaires désirant s'associer à son programme de recherche.
Objectifs et activités de recherche
Le CRIMT poursuit un programme de recherche interdisciplinaire, interuniversitaire et international sur de multiples aspects du travail et de l’emploi à l’ère de la mondialisation. Notre objectif est comprendre de manières empirique et théorique le décalage de plus en plus manifeste entre les formes institutionnelles développées dans le contexte d’une période industrielle antérieure et les changements qui balaient actuellement le monde du travail.
Notre question centrale de recherche concerne la façon d’atteindre à la fois l’efficacité organisationnelle et le bien-être économique des travailleurs dans un contexte de plus en plus internationalisé. De façon à répondre à cette question générale, nous posons trois questions spécifiques de recherche :
A. Quelles formes institutionnelles et d’institutionnalisation sont nécessaires pour les nouveaux lieux de travail ?
B. Quel est l’impact de la mondialisation sur les institutions locales et nationales du travail et de l’emploi ?
C. Existe-t-il ou peut-il exister une forme de citoyenneté dans les nouveaux milieux de travail ?
Chacune de ces questions implique un ensemble de propositions théoriques qui sont sujettes à des débats interdisciplinaires et des enquêtes empiriques qui devraient nous propulser aux premiers plans des débats en matière de travail et d’emploi. Chaque question est organisée au sein de sous-projets situés à différents niveaux d’analyse (milieux de travail et entreprise; formes de représentation collective et négociation au-delà des lieux de travail; politiques publiques). Chacun de ces niveaux nécessite un dialogue significatif entre les différents projets de recherche et tente de répondre à trois types de questions. Premièrement, sur le plan empirique, quelles sont les principales tendances pouvant être observées ? Deuxièmement, sur le plan théorique, quels sont les théories et les paradigmes appropriés qui nous permettront de comprendre ces tendances ? Finalement, en termes normatifs, quelles sont les voies de renouveau institutionnel qui permettront de meilleurs résultats pour les travailleurs et les organisations ? En d’autres termes, qu’est-ce que les recherches révèlent aux acteurs du marché du travail et aux décideurs politiques à propos du nouveau monde du travail à l’ère de la mondialisation ?
Les projets de recherches sont structurés autour de trois thèmes transversaux et interdisciplinaires : (I) la compréhension et l’émergence d’institutions relatives au travail dans les nouveaux modèles de production, (II) l’interface entre les sources de régulation nationales et transnationales et, (III) la citoyenneté au travail à l’ère de la mondialisation.
Chacun de ces thèmes concerne également différents niveaux institutionnels d’analyse (domaines) du travail et de l’emploi : (A) la façon dont sont organisés la production et le travail, (B) la représentation collective en matière de travail, la façon dont les acteurs sont structurés dans le cadre de cette représentation et les liens institutionnels qui sous-tendent ou non les interactions de ces acteurs collectifs, et (C) les politiques publiques en matière de travail, qu’il s’agisse des politiques sociales, des lois du travail ou d’autres dimensions des politiques étatiques.
Caractère international et interdisciplinaire de la recherche
Notre centre d’intérêt est d’abord international puisque dans un contexte de mondialisation, ce n’est qu’à travers des études comparatives et transnationales que nous pouvons comprendre les modèles émergents et le rôle des différentes configurations institutionnelles. Il est également interdisciplinaire puisque le problème central abordé dans nos recherches requiert des lentilles multiples et sans nul doute, l’émergence de nouveaux cadres théoriques.
Enseignement et activités d'animation scientifique
Les étudiants du CRIMT proviennent d’une grande variété de disciplines. Le Centre développe actuellement des cours interdisciplinaires et interuniversitaires et offre aux étudiants un support financier pour faciliter les échanges avec d’autres institutions participant à ses projets. Il est imbriqué dans des réseaux tant nationaux qu’internationaux et il finance des équipes de recherche internationales afin d’alimenter ses principaux projets. Le Centre organise fréquemment des conférences, des séminaires et des symposia, le plus souvent en collaboration avec des institutions et des acteurs du marché du travail, et appuie annuellement un visiteur-chercheur international issu des pays du Sud.
Ressources
En plus de recevoir des contributions de ses universités affiliées et de fonds provenant de diverses agences provinciales, nationales et internationales pour de nombreux projets de recherche individuels, le CRIMT s’est vu attribuer deux subventions majeures : l’une du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), par le biais du programme des Grands travaux de recherche concertée (GTRC) et l’autre du Fonds Québécois de Recherche sur la Société et la Culture (FQRSC) par le biais de son programme des regroupements stratégiques. Le Centre emploie des coordonnateurs scientifique et administratif et fournit un support financier substantiel aux étudiants gradués.
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