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Colloque international
QUELLES POLITIQUES
DU TRAVAIL À L'ÈRE
DE LA MONDIALISATION ?
24-26 mai 2007
HEC Montréal, Canada
Plusieurs facteurs ont profondément transformé le travail et l’emploi au cours des dernières décennies. Qu’il suffise de faire allusion aux nouvelles technologies de l’information, à la mondialisation de l’économie et à la montée du néo-libéralisme. La participation massive des femmes à la force de travail, les disparités importantes entre les marchés du travail formel et informel, l’immigration récente et diversifiée, le vieillissement de la main-d’œuvre, les nouvelles valeurs face au travail et à la carrière de même que les besoins de conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale figurent aussi parmi les transformations les plus significatives. Il en résulte un marché du travail aux configurations multiples pour la main-d’œuvre où le meilleur côtoie souvent le pire au sein même des espaces nationaux.
Ces nouvelles réalités du travail et de l’emploi interrogent profondément la plupart des politiques de l’État en matière sociale élaborée à l’apogée de l’ère industrielle, au milieu du 20ième siècle. À l’origine, on a fondé ces politiques à la fois sur une conception nationale de l’État-providence et sur la négociation collective comme instrument privilégié pour la détermination des conditions de travail. L’accès à leurs bénéfices passait essentiellement par l’emploi salarié perçu à travers le prisme de l’organisation fordiste du travail. Efficacité et sécurité économiques apparaissaient conciliables grâce à la participation des acteurs sociaux dans des institutions à visée universelle en regard de la couverture de la main-d’œuvre. Or, outre les transformations de l’emploi, le rôle des acteurs sociaux et l’État-nation lui-même sont mis à mal dans leur capacité d’imposer des politiques renouvelées pour le travail. En découlent une protection sociale éclatée entre les uns et les autres pendant et après la vie de travail (ex : assurance-emploi, droits sociaux, retraite), un soutien à la mobilité professionnelle très inégal (ex : formation), des conditions de travail très différenciées (ex : syndiqués vs non-syndiqués, secteurs d’activité) ou encore d’importantes difficultés à faire respecter ses droits les plus fondamentaux (ex : normes minimales du travail, droits constitutionnalisés).
Ces observations soulèvent d’importantes questions sur le plan de la cohésion sociale et de l’efficacité économique à propos du travail :