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FORUM DES PARTENAIRES




PLÉNIÈRE 1 : Ce qui est en jeu : défis en matière de sécurité du revenu, de temps, d’égalité et de santé            



Présidente : Marie-Josée Legault (TELUQ)


Michel Lizée (Université du Québec à Montréal)

Michel Lizée est membre indépendant et secrétaire du comité de retraite du Régime de retraite par financement salarial des groupes communautaires et de femmes, un régime interentreprises à prestations déterminées dont il a appuyé la mise sur pied à compter de 2004 et qui regroupe aujourd'hui 3000 personnes salariées provenant de près de 400 groupes communautaires et de femmes.

Il a été coordonnateur au Service aux collectivités de l’Université du Québec à Montréal de 1976 jusqu’à la fin 2013, où il a notamment agi comme formateur pour un programme sur les régimes de retraite réalisé en collaboration avec la FTQ. Il a siégé 30 ans au Comité de retraite de l'Université du Québec en y occupant plusieurs fonctions fiduciaires. Il a été membre en 2005-2006 d’un comité de sept experts mis sur pied par la Régie des rentes du Québec pour lui faire des recommandations d’amendements à la Loi en ce qui a trait notamment au fonctionnement et à la gouvernance des comités de retraite. Il est détenteur d'un baccalauréat en sciences économiques de l'UQAM (1971) et d'une maîtrise en économie politique de l'Université Carleton (1997).


  Lizee
     
Barbara Pocock (University of South Australia)

Barbara Pocock est directrice (inaugurale) du Centre for Work + Life, de l'Université of South Australia. D'abord formée comme économiste, elle a complété un doctorat en études du genre (gender studies) et mène, depuis plus de vingt-cinq ans, des recherches sur le travail, l'emploi et les relations industrielles en Australie. Elle jette, dans ces études, un regard pénétrant sur le travail (comme objet) et ses interactions complexes avec les ménages, la famille et la vie sociale. Barbara Pocock a publié de très nombreux ouvrages, articles et chapitres de livres, et donné des conférences aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande, en Suisse et en Chine. Elle participe activement à l'élaboration des politiques et commente fréquemment, dans l'espace public, les enjeux du travail en Australie. Elle prononce, chaque année, de nombreuses conférences sur ces questions.

Elle a récemment publié ou édité plusieurs ouvrages d'importance : The Work/Life Collision (2003), The Labour Market Ate My Babies: Work, Children and a Sustainable Future (2006), Living Low paid: the Dark Side of Prosperous Australia (co-écrit, 2008), Kids count: Better early childhood education and care in Australia (co-éditié, 2007) et Time bomb: work, rest and play in Australia today (co-écrit, 2012).


  Pocock
     
Katherine Lippel (Université d’Ottawa)

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit de la santé et de la sécurité du travail, Katherine Lippel s’est jointe à la Faculté de droit, section droit civil, de l’Université d’Ottawa en 2006, où elle est professeure titulaire. Membre du Barreau du Québec depuis 1978, elle a été professeure de droit au Département des sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal de 1982 à 2006 et elle est membre du Centre de recherche interdisciplinaire sur la biologie, la santé, la société et l’environnement de l'Université du Québec à Montréal (CINBIOSE). Ses travaux récents portent sur la santé mentale au travail, sur les effets des systèmes d’indemnisation sur la santé, le travail précaire en lien avec la santé au travail, les interactions entre le droit et la médecine, la prévention des incapacités et la santé au travail des femmes. Elle a reçu plusieurs prix pour ses recherches, notamment le Prix d’excellence en recherche 2010 de l’Université d’Ottawa et le prix de l’Association canadienne des professeurs de droit pour l’excellence universitaire en 2005. Elle est membre de la Société royale du Canada depuis 2010.

  Lippel



PLÉNIÈRE 2 : Réaliser la citoyenneté au travail dans les pays du Sud : qui, quoi, comment ?            


Présidente : Stéphanie Bernstein (Université du Québec à Montréal)


Kalpona Akter (Executive Director / Directrice exécutive, Bangladesh Center for Worker Solidarity)

Kalpona a commencé à travailler comme travailleuse du textile à l’âge de 12 ans et à 16 ans, elle a été congédiée parce qu’elle avait tenté de former un syndicat dans l’usine où elle travaillait. En 2001, elle et deux autres travailleuses du textile ont fondé le Center for Worker Solidarity du Bangladesh (BCWS) qui offre aux travailleuses du textile de la formation dans les domaines des droits du travail et du leadership et qui s’occupe de la défense de leurs droits.

Mme. Kalpona et d’autres membres du BCWS du Bangladesh ont été la cible d’une sévère répression en raison du travail qu’elles accomplissent – incluant son arrestation et sa détention avec deux autres dirigeantes du centre, le meurtre de l’une des dirigeantes, Aminul Islam et la révocation du statut juridique de l’organisation – mais la solidarité internationale a contribué à la libération de Mme. Kalpona et de ses collègues et à la récupération du statut juridique de l’organisation.

Récemment, le BCWS a apporté son soutien aux victimes de l’effondrement de l’édifice du Rana Plaza qui a coûté la vie à plus de 1 100 travailleurs et causé des blessures à plus de 1 600 autres. Ces gens font du lobbying afin que soit accordée une compensation équitable à toutes les victimes de la catastrophe et que les détaillants signent l’Accord sur les incendies et la sécurité des bâtiments.


  Akter
     
Rachid Filali Meknassi (Transparency Maroc / Université Mohammed V Agdal)

Rachid Filali Meknassi est titulaire, depuis 1985, d'un doctorat d'État de la Faculté de droit de Rabat. Il est professeur de l’enseignement supérieur à l’Université Mohammed V - Agdal (Rabat), où il est enseignant chercheur depuis 1978. Il est également membre de la Commission des experts pour l’application des conventions et des recommandations de l’Organisation Internationale du Travail (Genève), puis expert pour l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (UNDOC, Vienne). Collaborateur externe du Centre de formation du Bureau International du Travail (Turin), il fut chef du projet Développement durable grâce au Pacte Mondial (BIT, 2006-2009) et Secrétaire général de Transparency Maroc, de 2008 à 2012. Il est également Vice-président de l’Instance Nationale de Déontologie et de la Liberté de la Presse et membre du comité scientifique de plusieurs revues et groupes de recherche nationaux et internationaux.

Outre les très nombreuses conventions et statuts de personnel qu'il a rédigé, et les conseils en matière de gestion des ressources qu'il a prodigué à divers organismes publics et privés, Rachid Filali Meknassi fournit une assistance et des conseil juridiques à nombre d'organismes et instances publics nationaux, étrangers et internationaux (WB, CESE, UNICEF, FAO, ONU Femmes). Il a de plus rédigé, au cours des trente dernières années, des dizaines d'études sur les droits sociaux et le développement et publié au-delà d'une soixantaine de contributions scientifiques, au Maroc et à l'international.


  Filali
     
Tim Pringle (School of Oriental and African Studies, University of London)

Tim Pringle a rejoint tardivement le monde académique. Il a passé la première partie de sa vie active dans l'industrie de la construction et de l'entreposage avant de déménager en Asie où il a pu combiner son activisme syndical à son intérêt profond pour les relations de travail en Chine. Pour plus d'une décennie, il a travaillé pour divers organismes dédiés à l'avancement des droits des travailleurs à Hong Kong et en Chine continentale. Puis à l'âge de 45 ans, Tim Pringle a entrepris des études doctorales à l'Université de Warwick, en Angleterre, tout en travaillant à titre de cochercheur sur un important projet de recherche dédié à l'étude des réformes syndicales en Russie, en Chine et au Vietnam. Il a récemment publié deux ouvrages : Trade Unions in China: the challenge of labour unrest (Routledge, 2011) et The Challenge of Transition: trade unions in Russia, China and Vietnam (Palgrave, 2011) avec le professeur Simon Clarke. Il enseigne actuellement à l'École des études orientales et africaines (SOAS) de l'Université de Londres, où il dirige un programme de maîtrise sur le travail, les mouvements sociaux et le développement.


  Pringle
     
Kari Tapiola (Conseiller spécial du Directeur général et ex-directeur exécutif, BIT)

Kari Tapiola oeuvre au Bureau International du Travail (BIT) depuis 1996, où il a été Directeur général adjoint et Directeur exécutif, de 1996 à 2010. Depuis le mois d'octobre 2010, il agit à titre de Conseiller spécial auprès du Directeur général. Avant de rejoindre le BIT, Kari Tapiola fut membre du Conseil d'administration de l'Organisation internationale du travail (OIT, terme de cinq ans) à titre de représentant des travailleurs des pays nordiques. Il a assisté, en 1974, à sa première Conférence internationale du travail en tant que travailleur-délégué de la Finlande.

Kari Tapiola a travaillé en tant que journaliste et, en 1972, à titre de Secrétaire politique du Ministre finlandais des affaires étrangères. Il a ensuite été Secrétaire international de la Central organization of finnish trade unions (SAK, 1972-76), assistant au Directeur exécutif du Centre des Nations Unies sur les sociétés transnationales (New York, 1976-78) et Secrétaire général de la Commission Syndicale Consultative auprès de l'OCDE (Paris, 1978-85). En 1985, il devient Directeur de l'information de la SAK et, en 1988, son Directeur des affaires internationales jusqu'à son départ pour le BIT.

Dans le cadre de son travail, Kari Tapiola a traité de questions relatives aux normes internationales du travail et aux principes et aux droits fondamentaux, aux rôles des entreprises multinationales, aux conséquences sociales de la mondialisation, aux changements technologiques et aux enjeux sociaux et de travail dans les pays en transition.

  Tapiola



PLÉNIÈRE 3 : Sortir des sentiers battus : innover pour élargir la citoyenneté au travail            


Président : Gregor Murray (Université de Montréal)


Elaine Bernard (Labor and Worklife Program, Harvard University)

Elaine Bernard est Directrice générale du Labor and Worklife Program du Harvard Law School de l'Université Harvard et du Harvard Trade Union Program. Mme Bernard, qui est née et a grandi au Canada, a obtenu sa maîtrise de l'Université de la Colombie-Britannique et son doctorat de l'Université Simon Fraser.

Syndicaliste et militante depuis son plus jeune âge, Elaine Bernard parsème ses communications et ses cours d'un mélange rafraichissant d'humour et de passion pour les droits des travailleurs. Elle a donné des cours sur un vaste éventail d'enjeux à l'intention des syndicalistes, des membres de groupes communautaires, des universitaires et des fonctionnaires. Ses champs d'intérêt actuels portent sur l'analyse comparative des mouvements syndicaux dans le monde, le leadership et la gouvernance dans les syndicats, et leur rôle dans la promotion de la société civile, puis la démocratie et la croissance économique. Parmi ses récentes interventions et publications, notons : From Heroes to Zeros: the War on Unions and the Public Sector, Lighting Fires vs Putting Them Out: Creating a Union Organizing Culture, Why Unions Matter, Public Sector Workers and the Creation of Public Value, Labour Rights as Human Rights, Why Health Care Should Not Be a Business et Social Unionism: Labour as a Political Force.


  Bernard
     
Philippe Pochet (European Trade Union Institute - ETUI)

Philippe Pochet est Directeur général de l’Institut syndical européen (ETUI). Il enseigne aussi à l’Université catholique de Louvain (UCL), est professeur invité à la Faculté Universitaire Saint Louis et au Collège d'Europe (Bruges) et est actuellement chercheur en résidence à l'Université de Berkeley (Californie). Avant de devenir Directeur de l’ETUI en 2008, Philippe Pochet a été Directeur de l’Observatoire social européen (OSE) pendant 16 ans. Durant cette période, il a occupé d’autres postes temporaires tels que ceux de professeur associé et de chercheur invité à la Griffith University (Brisbane), de chercheur associé au Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT), de chercheur invité au Max-Planck-Institut für Gesellschaftsforschung (Cologne), de EU Fulbright-in-Residence scholar à l’Université de Wisconsin-Madison (États-Unis) et de chercheur invité au Center for European Studies de l'Université de Harvard (Cambridge, États-Unis). Philippe Pochet a rédigé, édité et co-édité un très grand nombre de livres, articles et documents de politiques sur l'Europe sociale, les effets de la politique monétaire européenne, le dialogue social (notamment sectoriel et intersectoriel), la politique salariale, le méthode ouverte de coordination et les nouvelles formes de gouvernance, les défis sociaux liés à la mondialisation et aux changements climatiques, etc.


  Pochet
     
Edmund Heery (Cardiff University)

Edmund Heery enseigne au Cardiff Business School (Cardiff University), où il cumule les postes de professeur en relations industrielles et de vice-doyen aux ressources humaines. Il a déjà enseigné à l'Université de Kingston, l'Imperial College, la City University, la North East London Polytechnic et la London School of Economics (LSE).

Originaire de Liverpool, Edmund Heery a étudié à l'Université de Cambridge, l'Université d'Essex et la London School of Economics (LSE). Il est spécialiste des relations industrielles au Royaume-Uni et reconnu pour ses travaux sur les syndicats. Au cours des dernières années, il s'est intéressé aux rôles des acteurs de la société civile dans la représentation des travailleurs et aux nouvelles formes d'actions collectives que mobilisent les employeurs et leurs associations. Il s'est notamment penché sur les Forums patronaux (Employer Forums), lesquels visent à promouvoir l'engagement des employeurs dans les débats sur l'égalité et la diversité au travail. Parmi ses publications récentes, citons : Heery, E. J., Abbott, B. & Williams, S. W. (2012) The involvement of civil society organizations in British industrial relations: extent, origins and significance, British Journal of Industrial Relations 50 (1), Heery, E. J., Williams, S. W. & Abbott, B. (2012) Civil society organizations and trade unions: cooperation, conflict, indifference, Work, Employment and Society 26 (1), Williams, S. W., Heery, E. J. & Abbott, B. (2011) The emerging regime of civil regulation in work and employment relations, Human Relations 64 (7).


  Heery
     
Michèle Asselin (Centre international de solidarité ouvrière - CISO)

Depuis 2010, Michèle Asselin est coordonnatrice du Centre international de solidarité ouvrière (CISO). Elle siège, à titre de Vice-présidente, au conseil d’administration de l’Association québécoise de coopération internationale (AQOCI). Michèle Asselin est également membre du Conseil d’administration de la Ligue des droits et liberté. Elle a réalisé trois mandats à la présidence de la Fédération des femmes du Québec (2003-09). Elle possède plus de 25 années d’expérience dans le mouvement des femmes. Elle a notamment occupé, pendant 9 ans, le poste de coordonnatrice de L’R des centres de femmes du Québec. Elle a également à son actif plusieurs années dans le domaine de la solidarité internationale au sein de la Marche mondiale des femmes.


  Asselin
     
Ferne Downey (Présidente, Alliance of Canadian Cinema, Television and Radio Artists - ACTRA)

Ferne Downey est la présidente nationale de l’ACTRA (Alliance des Cinémas, Télévision et Artistes de Radio Canadiens), le syndicat national représentant plus de 22 000 interprètes professionnels dans les médias enregistrés de langue anglaise au Canada. Ferne a été élue présidente de la Fédération internationale des acteurs (FIA) lors de son 20ème Congrès mondial qui s’est tenu à Toronto en septembre 2012. En tant que présidente de la FIA, Ferne Downey est la première personne d’origine nord-américaine à la tête de l'organisation mondiale. Ferne Downey est diplômée du Département de théâtre de l'Université Dalhousie. Elle détient également un diplôme de l’Université Harvard, programme « Harvard’s Trade Union leadership program ». Ferne a passé plus de 30 années en tant qu’actrice dans la radio, la télévision, le film et le théâtre. Elle est également membre de l’association « Canadian Actors’ Equity Association ». Depuis 2009, Ferne occupe la présidente de l’ACTRA et représente l’ACTRA sur le comité de « ACTRA Fraternal Benefit Society ». Ses services rendus auprès du syndicat sont les suivants : participation aux comités de négociation collective ; deux mandats en tant que vice-présidente communications et présidente de l’ACTRA Toronto ; trois mandats en tant que trésorière nationale. Services passés à l'ACTRA comprend le leadership au sein des équipes de négociation collective, plusieurs termes en tant que vice-président des communications, président de l'ACTRA Toronto et trois mandats de trésorier national. Depuis 2011, Ferne Downey occupe la vice-présidente générale de l'exécutif du Congrès du travail du Canada.

  Downey



JOURNÉES D'ÉTUDE



PLÉNIÈRE I : Les nouvelles frontières de la citoyenneté au travail


Présidente : Urwana Coiquaud (HEC Montréal)


Judy Fudge (Kent Law School, University of Kent)

Depuis le mois de septembre 2013, Judy Fudge est professeure à la Kent Law School de l'Université Kent, au Royaume-Uni. Elle fut titulaire de la Chaire Lansdowne in Law à l’Université de Victoria (2007-2013) et professeure à l'Osgoode Hall Law School de l'Université York (1987-2006). Elle fut également Fernand Braudel Fellow de l’Institut universitaire européen (2012) et Leverhulme Professor à la Kent Law School de l'Université Kent (2013). Elle est actuellement professeure invitée au Centre de recherche REMESO de l’Université Linkoping, en Suède. Ses plus récentes publications comptent :Temporary Work, Agencies, and Unfree Labour: Insecurity in the New World of Work with K. Strauss, Routledge (2013), Regulating Work: Challenging Legal Boundaries with S. McCrystal & K. Sankaran, Hart Publishing (2012), Making Claims for Migrant Workers: Human Rights and Citizenship, 18 (1) Citizenship Studies (2014) and Feminist Reflections on the Scope of Labour Law: Domestic Work, Social Reproduction, and Jurisdiction, Feminist Legal Studies (to be published).


  Fudge
     
Jane Jenson (Université de Montréal)

Jane Jenson est professeure de sciences politiques et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en citoyenneté et en gouvernance à l’Université de Montréal. Elle a obtenu un baccalauréat ès arts avec spécialisation de l’Université McGill et un doctorat de l’Université de Rochester. Elle a ensuite enseigné à l’Université Carleton de 1971 à 1993. Elle a été professeure invitée à de nombreuses universités européennes, notamment : Université d’Augsburg, Université libre de Berlin et Institut universitaire européen de Florence. En 1988-1989, la professeure Jenson a été titulaire de la Chaire William Lyon Mackenzie King en études canadiennes à l’Université Harvard et, au printemps 2005, titulaire de la Chaire Bernheim d’études sur la paix et la citoyenneté à l’Université libre de Bruxelles. Elle a été élue membre de la Société royale du Canada en 1989 et a été membre de la Fondation Trudeau de 2005 à 2008.

Ses recherches et ses publications actuelles couvrent un vaste éventail de sujets, notamment : citoyenneté et particulièrement citoyenneté sociale, politique sociale et transfert politique, mouvements sociaux, diversité et études sur les sexes. Elle s’attarde particulièrement à l’analyse de changements apportés à des paradigmes de politiques sociales dans l’orientation de la perspective de l’investissement social au Canada et dans l’Union européenne.


  Jenson
     
Jennifer Gordon (Fordham University School of Law)

Jennifer Gordon est professeure à la Fordham University School of Law depuis 2003. Elle y enseigne le droit de l'immigration et du travail, et y effectue des recherches sur la régulation des milieux de travail à bas salaires, le redéploiement des flux migratoires de main-d'oeuvre à l'échelle mondiale, et l'arrimage entre le droit et les transformations sociales. Son livre Suburban Sweatshops: The Fight for Immigrant Rights a été publié en 2005 aux Presses de l'Université de Harvard. Avant de rejoindre la Fordham University School of Law, elle a fondé le Workplace Project, un centre pour travailleurs immigrants (worker centre) à but non lucatif reconnu à l'échelle nationale. Sur le plan des distinctions, Jennifer Gordon a reçu le MacArthur Prize Fellowship, a été nommée l'une des meilleures avocates de moins de quarante-ans aux États-Unis par le National Law Journal et a été désignée Outstanding Public Interest Lawyer of the Year par l'organisme Equal Justice Works. Elle est actuellement membre de l'Open Society Foundations, et travaille sur un projet visant à réglementer les recruteurs mondiaux de main-d'oeuvre dans le cadre des programmes de travail migrant temporaire à bas salaires.


  Gordon
     
Dominique Méda (CNRS-IRISSO / Université Paris-Dauphine)

Dominique Méda est professeure de sociologie à l'Université Paris Dauphine, Directrice de l'Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales (IRISSO), chercheuse associée au Centre d'étude de l'emploi et titulaire de la Chaire Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales au Collège d'études mondiales (FMSH). Elle est l'auteure d'une dizaine d'ouvrages sur le travail, les indicateurs de richesse alternatifs, les femmes et les politiques sociales. Elle a récemment publié La mystique de la croissance. Comment s'en libérer chez Flammarion (2013), puis Réinventer le travail avec Patricia Vendramin, aux PUF (2013).

  Meda



PLÉNIÈRE II : Repenser la citoyenneté au travail : quelles avenues faut-il privilégier ?


Président : Jean Charest (Université de Montréal)


Isabelle Daugareilh (Université Montesquieu-Bordeaux IV)

Isabelle Daugareilh détient un doctorat en droit privé de l'Université de Bordeaux I. Spécialiste du droit social, du droit international du travail et droit de la protection sociale, elle est Directrice de recherche CNRS au Centre de Droit Comparé du Travail et de la Sécurité Sociale (COMPTRASEC) de l’Université Montesquieu Bordeaux IV. Sous l'axe Tendances et enjeux des régulations, elle y coordonne également le projet Émergence d'un droit social de la mondialisation. Isabelle Daugareilh est l'auteure de très nombreux articles et chapitres scientifiques et a édité récemment deux ouvrages remarqués : Le dialogue social dans les instances transnationales d'entreprises européennes, aux Presses Universitaires de Bordeaux (2013) et la Responsabilité sociale de l'entreprise transnationale et globalisation de l'économie, chez Bruylant (2010).


  Daugareilh
     
Harry Arthurs (Osgoode Hall Law School, York University)

Harry Arthurs est professeur émérite, ancien doyen de la Osgoode Hall Law School (1972-77) et ancien président de l'Université York (1985-1992). Il a publié de très nombreux ouvrages sur la formation et la profession juridique, l'histoire et la théorie du droit, le droit du travail et administratif, la mondialisation et le constitutionnalisation du droit. En plus d’avoir été arbitre et médiateur lors de conflits de travail, Arthurs a mené des enquêtes et des examens dans les universités canadiennes, britanniques et américaines. Il a également fourni des conseils aux gouvernements sur diverses questions allant de la politique de l'enseignement supérieur et la constitution au droit du travail et de l'emploi. Plus récemment, il a présidé l'examen de la Partie III du Code canadien du travail (2004-06), la loi sur les régimes de pension en Ontario (2006-08) et le financement du système ontarien d’assurance et de sécurité au travail (2010-12).

Ses contributions ont été reconnues par son élection à titre d'associé de l'Institut canadien de recherches avancées, de membre de la Société royale du Canada et de correspondant de la British Academy. Pour sa contribution de toute une vie aux sciences sociales, il a reçu le Prix Killam du Conseil des Arts (2002). Pour ses contributions à l'étude du droit du travail, il se voit octroyer le prix Bora Laskin (2003) et le prix du Labour Law Research Network (2013). Il a également été co-lauréat (avec Joseph Stiglitz - récipiendaire d'un Prix Nodel) de l'ILO’s Decent Work Research Prize (2008). Il a reçu des doctorats honorifiques de plusieurs universités canadiennes.


  Athurs
     
Adelle Blackett (McGill University)

Titulaire de la Chaire William Dawson à la Faculté de droit de l'Université McGill, la professeure Adelle Blackett détient un doctorat en droit de l'Université Columbia. Ses recherches actuelles portent sur le pluralisme juridique dans un cadre transnational et la régulation du travail domestique dans les contextes post-coloniaux. Elle est également commissaire à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Depuis 2011, elle est conseillère auprès du BIT dans un comité tripartite qui œuvre sur une réforme du droit du travail en Haïti. De 2008 à 2011, elle a participé en tant que membre experte du secrétariat de l'OIT aux rencontres de comité dans le cadre des 99e (2010) et 100e (2011) Conférences internationales du Travail, lesquelles ont mené à l'adoption, en juin 2011, de la Convention n° 189 et de la Recommandation n° 201 sur le travail décent pour les travailleuses et les travailleurs domestiques. En 2010, elle a reçu la bourse Bora-Laskin pour ses recherches sur les droits de la personne et, en 2012, ses contributions au droit international ont été soulignées par l'octroi d'une Médaille du Jubilé de diamant de la Reine Élizabeth II.


  Blackett
     
Jill Rubery (Manchester Business School, University of Manchester)

Jill Rubery est professeure au Manchester School of Management (Université de Manchester - UMIST) depuis 1989. Elle travaillait auparavant au Département d'économie appliquée de l'Université de Cambridge, où elle était membre du New Hall et Directrice des études économiques (Director of Studies in Economics). Jill Rubery est titulaire d'une Chaire de l'UMIST (depuis 1995) et membre du Conseil d'administration du ACAS Board of Arbitrators. De 1991 à 1996, puis de 1998 à 2007, elle a agi à titre de coordonnatrice du Réseau d'experts sur les questions d'emploi et d'égalité des genres (EGGE), groupe au sein duquel elle agit toujours à titre de représentante du Royaume-Uni. Elle dirige la section People, Management and Organizations du MBS depuis 2004 et, en 2007, en est élue Directrice adjointe aux ressources humaines. En 2006, elle est élue membre de la British Academy et faite membre émérite du New Hall de l'Université de Cambridge. Jill Rubery a travaillé comme consultante pour l'OIT, l'OCDE, la Commission européenne (CE) et de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU). Au nombre de ses publications récentes, notons : Women and Austerity: The Economic Crisis and the Future for Gender Equality, avec M. Karamessini, Abingdon (2013), The Welfare State and Life Transitions, avec D. Anxo & G. Bosch, Edward Elgar (2010) et European Employment Models in Flux, avec G. Bosch & S. Lehndorff, Palgrave (2009).
  Rubery