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Appel de communications


Cet appel de communications invite les universitaires et les acteurs du marché du travail à soumettre des contributions originales sur un ou plusieurs des cinq thèmes suivants. Ces thèmes cherchent à prendre la mesure et tirer des enseignements des innovations, transformations et stratégies syndicales. Les propositions (procédures ci-dessous) doivent être acheminées à Nicolas Roby, coordonnateur scientifique du CRIMT (nicolas.roby@umontreal.ca). L'appel est maintenant clos.


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Contexte


Les changements socioéconomiques, culturels, technologiques, financiers et politiques ont un impact considérable sur le rôle et l'influence des syndicats dans la société. Des syndicats œuvrant dans différents contextes nationaux cherchent à composer avec les multiples effets de ce nouveau contexte. Enracinés dans des formes organisationnelles anciennes et des conceptions traditionnelles des intérêts et des identités, les défis auxquels sont confrontés les syndicats demeurent impressionnants.

Les effets multiples des nouvelles technologies et des changements dans l'organisation du travail, la prolifération des nouvelles formes d'emploi, l'internationalisation de la production et des services et la quête de flexibilité par une mise en concurrence des milieux de travail transforment la topographie organisationnelle du syndicalisme et modifient l'équilibre, les coûts et les bénéfices de l'action collective. Pour renforcer à la fois son pouvoir de négociation et son influence politique, l'acteur syndical développe de nouvelles coalitions, des stratégies de recrutement et d'organisation novatrices et des agendas plus inclusifs porteurs d'un projet social élargi.

La nature changeante des emplois et des secteurs au sein desquels ils s'exercent, de même que l'évolution à la fois des profils sociodémographiques des employés et de leurs valeurs interpellent la capacité représentative des syndicats, en particulier leur capacité à investir de nouveaux secteurs d'emploi et à refléter la diversité des personnes au travail. Il s'agit d'un enjeu central car la capacité des syndicats de traduire les aspirations de leurs membres, actuels et futurs, conditionnera largement les succès qu'ils connaîtront dans la défense des intérêts de ceux et celles qu'ils représentent.

Les syndicats sont ainsi confrontés à un contexte en pleine mutation qui les oblige à innover, à se transformer. Alors que les acteurs syndicaux sont appelés à redéfinir leur agenda et leurs modes d'action et d'organisation, quelles sont les innovations mises en œuvre et quel succès rencontrent-elles ?


Thèmes



1. Quels rôles pour les syndicats ?


La raison d'être des syndicats a-t-elle changé ? Les objectifs syndicaux sont-ils bien articulés à ceux de leurs membres et de la société ? L'action collective comporte-t-elle aujourd'hui plus de risques et de coûts? Quels innovations et mécanismes d'auto-évaluation les syndicats mobilisent-ils pour repenser leur rôle, leur image et leur message ? Quel bilan peut-on faire de ces initiatives ?

Quelles sont les possibilités et les perspectives pour reformuler et revoir l'agenda syndical en intégrant de nouveaux enjeux ou en redéfinissant les enjeux traditionnels (par exemple, en termes de justice sociale ; de protection de l'environnement et de développement durable ; de travail décent, sain, stimulant, productif et socialement utile ; de bonne gouvernance et d'expression sur les lieux de travail ; de sécurité économique ; de redéploiement des services publics ; d'équilibre entre le travail, la famille et la communauté ; de partage des opportunités sociales et économiques entre les économies développées et émergentes) ? Comment ces enjeux s'arriment-ils aux projets traditionnels des syndicats ?

Comment les nouvelles pistes et idées émergent-elles? Quel est le rôle des différentes catégories d'acteurs dans l'élaboration de projets syndicaux renouvelés ? Comment et à quelle condition impliquer les membres dans les débats sur les fondements et les objectifs de l'action syndicale ?


2. Quelles stratégies pour assurer une plus grande représentativité syndicale ?


Pour quelles raisons les gens adhèrent-ils (ou non) aux syndicats et, le cas échéant, pour quelles raisons les quittent-ils ? Les systèmes de valeurs ont-ils changé ? Comment les syndicats composent-ils avec l'individualisme ? La notion de « collectif » peut-elle être reformulée ?

Quelles sont les barrières légales et institutionnelles à la représentation collective ? Quelles réformes faut-il engager afin de promouvoir et de garantir la liberté d'association ? Quelles sont les conséquences des changements législatifs et institutionnels actuels sur la possibilité d'organiser collectivement les travailleurs et les travailleuses et quelles sont les stratégies qui permettent d'y faire face ?

Comment les syndicats procèdent-ils pour refléter la diversité de leur membership et des personnes au travail ? Quelles innovations mettent-ils en œuvre afin d'intégrer les hommes et les femmes, les immigrants et les membres des communautés culturelles, les autochtones, les jeunes, les intermittents et les précaires, les migrants, les travailleurs autonomes, les travailleurs du savoir…? Quels sont les impacts, sur l'exercice de la représentation collective, de nouveaux mécanismes étatiques tels que les droits issus des Chartes, le devoir de juste représentation, l'extension du concept de droit au travail (Right-to-Work), la réforme de la notion de représentativité des syndicats…?

De quelles façons les syndicats procèdent-ils pour intégrer la diversité des nouvelles identités au travail? Quelles sont les innovations récentes en matière de recrutement et d'organisation syndicale? Existe-t-il de nouvelles façons de recruter dans le secteur des services privés ? Comment dépasser la relation d'emploi comme fondement de la représentation collective ?


3. Quelles sont les dynamiques de l'engagement syndical ?


Quels défis les transformations sociales (valeurs sociales et changements générationnels), économiques (mondialisation, insécurité économique) et technologiques (médias sociaux interactifs / Web 2.0) posent-elles à l'engagement et à la mobilisation des membres? Quels impacts ces transformations ont-elles sur l'action et la démocratie syndicales ?

Quelles sont les sources de l'engagement syndical ? Comment et pourquoi les membres s'impliquent-ils dans la vie de leur syndicat ? Quand et comment les membres se mobilisent-ils collectivement? Quels sont les ingrédients qui conduisent de nouveaux groupes à s'impliquer activement dans le fonctionnement de leur syndicat et à y occuper des postes électifs? Quelles sont les innovations qui favorisent l'engagement dans les campagnes de mobilisation et la participation à la vie syndicale ?

Quelles sont les structures et les pratiques organisationnelles qui favorisent la prise de parole et la vitalité délibérative ? Quel impact ont les structures locales, les nouveaux modèles de leadership et l'intégration de nouvelles identités sur les initiatives de formation et le recrutement syndical? Des compromis sont-ils possibles entre les droits affirmés par les Chartes et la règle de la majorité ?

La démocratie est-elle un moteur ou un frein au changement organisationnel ? Où logent les compromis, s'ils existent, entre les initiatives provenant de la base et celles issues du leadership syndical ?


4. Quelles stratégies pour accroître le pouvoir syndical ?


Quels sont les outils et les stratégies, nouveaux ou anciens, qui permettent de bâtir un rapport de force, et comment sont-ils mis en œuvre ? Comment le nouveau contexte financier, économique, social et politique influence-t-il le pouvoir de négociation des syndicats ? L'efficacité des outils et des stratégies varie-t-elle selon le contexte (local, national, international), le type d'employeur (entreprises multinationales et leurs fournisseurs, services publics, services privés, etc.) et le type de problématique (restructurations, temps de travail, régimes de retraite, etc.) ? Comment concilier mobilisation et partenariat social, et quels impacts ont-ils, respectivement, sur les stratégies syndicales et leur évolution ? Quelles leçons faut-il tirer des campagnes de mobilisation transnationales, des alliances et des réseaux communautaires? Ces campagnes renforcent-elles le pouvoir de négociation des syndicats ?

Faut-il repenser le rôle politique des syndicats ? Y a-t-il un affaiblissement des liens avec les partis politiques ? Comment les syndicats forgent-ils des alliances avec les partis politiques et la société civile ? Quelles sont les nouvelles formes d'initiatives politiques ? Comment l'agenda syndical trouve-t-il écho dans l'arène publique ? Quels sont les résultats de telles initiatives ? Quelles sont les avenues politiques les plus prometteuses sur le plan de la défense et de l'amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail ?

Sur quels terrains le débat stratégique se déplace-t-il ? Quels sont les plateformes et les mécanismes en mesure d'assurer la régulation sociale des entreprises (ex. la responsabilité sociale des entreprises, le développement durable, les accords-cadres internationaux, etc.) et quelles leçons les syndicats doivent-ils en tirer sur le plan organisationnel et de l'engagement syndical ? Comment les syndicats intègrent-ils les nouveaux enjeux ou les nouvelles luttes tels que la protection de l'environnement, l'apprentissage continu, la sécurité de la vieillesse, le travail décent, sain, stimulant, productif et socialement utile, la bonne gouvernance et la liberté d'expression sur les lieux de travail, le redéploiement des services publics, l'équilibre entre la vie au travail et hors travail?

Quelle est la place de la négociation, du positionnement politique et des nouveaux enjeux dans les débats stratégiques ? Comment les syndicats articulent-ils les niveaux d'action et investissent-ils les lieux où se déplace le débat ? Dans le cadre des coalitions communautaires, les syndicats sont-ils les leaders ou des passagers ? De quelle façon impliquent-ils la communauté dans leurs campagnes? Quels sont les modèles syndicaux en jeu et quel bilan tirer de ces expériences, initiatives et nouvelles formes d'organisation ?

Quelles sont les conséquences des changements de répertoires et de réseaux sur la division du travail et le rôle des différentes instances syndicales (les fédérations internationales, les fédérations nationales, les structures syndicales nationales, les conseils régionaux, les sections et les syndicats locaux, les délégués) ?


5. Comment les syndicats innovent-ils ?


De quelle façon les syndicats innovent-ils ? Qu'est-ce qui facilite ou entrave l'innovation syndicale ? Quels sont les mécanismes et les pratiques organisationnelles qui permettent le transfert et la diffusion des innovations ? Quelles sont les innovations qui contribuent au développement des aptitudes et des compétences ?

Comment les syndicats insèrent-ils l'apprentissage dans leurs politiques et leurs pratiques organisationnelles ? Comment la formation est-elle valorisée au sein des syndicats, entre les syndicats, entre les générations, au travers les frontières, entre économies développées et émergentes? Les syndicats intègrent-ils des façons de faire développées dans d'autres types de mouvements sociaux ? Y a-t-il des politiques, des formes organisationnelles et des types de leadership qui favorisent, plus que d'autres, l'apprentissage au sein des syndicats ?

Quelles sont les aptitudes et les compétences qui permettent de stimuler l'innovation, l'apprentissage et le développement des capacités organisationnelles ? Quelles sont les innovations les mieux à même de développer ces aptitudes et compétences ? Quel est le rôle de l'éducation syndicale en matière d'apprentissage et d'innovation ? Quelles aptitudes et compétences les militants et les dirigeants syndicaux doivent-ils développer en priorité ?

Qu'avons-nous appris des recherches sur le renouveau syndical ? Quelles devraient-être les priorités de recherches ? Quelles sont les méthodologies qui favorisent une meilleure compréhension des transformations qui traversent les syndicats et les autres formes de représentation collective ?


Soumettre une proposition


Les personnes intéressées sont invitées à soumettre une proposition de communication ou d'atelier, en anglais ou en français, sur un ou plusieurs de ces thèmes (et leurs interrelations). Elle pourra être théorique, analytique, empirique ou normative.

Nous souhaitons tout particulièrement accueillir des études comparatives et empiriques sur les nouvelles stratégies, pratiques et innovations syndicales. Nous encourageons les propositions d'ateliers thématiques (quatre communications ou trois communications et un commentaire) et les propositions d'atelier portant sur les innovations et les défis de l'action syndicale qui mettent en lien les acteurs syndicaux et les universitaires (quatre ou cinq participants et participantes).

Toutes les propositions seront sujettes au processus de sélection mis en place par le comité de coordination. Nous ferons tout en notre possible pour fournir une réponse rapide à ceux et celles qui auront soumis une proposition afin qu'ils ou elles puissent solliciter le financement nécessaire à leur participation. Tous les participants et les participantes devront assumer leurs frais de séjour et défrayer le coût d'inscription au colloque (300$ canadiens).

La date limite pour la soumission de propositions est repoussée au 16 mai 2012.

Les propositions de communication doivent comporter au maximum 2 pages, identifier le ou les auteur-e-s et décrire la nature de l'étude, l'approche méthodologique et les principales lignes analytiques poursuivies. Les propositions d'atelier doivent comporter un maximum de 3 à 5 pages et présenter l'activité dans son ensemble, décrire de manière succincte chacune des contributions (deux ou trois paragraphes par contribution, ainsi qu'un titre et le ou les auteur-e-s) et préciser l'affiliation institutionnelle de chacun des participants.

Les propositions doivent être acheminées à Nicolas Roby, coordonnateur scientifique du CRIMT (nicolas.roby@umontreal.ca).

Les auteur-e-s devront nous transmettre le texte de leur présentation avant le 1er octobre 2012 afin de les rendre disponibles aux autres participant-e-s (un site Web sera développé à cet effet). Quelques-uns des textes de présentation seront choisis et soumis à des numéros spéciaux de revues scientifiques.